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13 septembre 2006

Commentaires

sven

chair de glaise

a l'ocre de l'argile
au rouge et au sang
au combat fascinant
des éléments
a ce satin fragile
mon âme insoumise
délire encore
s'étire et se tord
au goût fugitif
au goût captif
de son corps
sur l'argile glisse
le regard caressant
sous les doigts tremblants
le satin qui se lisse

et dans mes rêves de nuit
tes reins se creusent
et mes mains s'y plongent
encore plus doux qu'un songe
ta chair, ta chair de glaise.

marie

à Sven

charnel terriblement charnel le toucher de l'argile...l'argile qui nous fait les mains rouges et l'âme incandescente..
merci Sven pour ces jolis mots...
baisers
marie

Mich L

Pas pour rien qu'il fut oublié !
L'aspect poétique s'évanouit uniquement en le prononçant...la "fourchette scapulaire"...
Octobre n'est pas loin, la sève descend et la chair le sent - tant de sensualité !
Baisers

marie

à Mich L
heureuse de te retrouver......c'est sûr "fourchette scapulaire"....ça ne fait pas trop rêver....
pour ce qui est de la sensualité elle est de toutes mes sculptures, mais le commentaire et le choix de ne monter que des fragments de sculpture la souligne de plus si j'étais de vraiment mauvaise foi je pourrai dire que c'est l'histoire de la sculpture...mais tricher c'est mal....
bisou
marie

Delphine

J'avais adoré ce passage du "Patient anglais". N'avait-il pas nommé ce petit creux du cou le delta de.... (j'ai oublié son nom)
Tes clichés de fragments sont très beaux et éveillent la curiosité quant au résultat final!

flo

Presque Delphine !
Mais finalement le nom qu'il voulait donner était celui d'un détroit et non d'un delta ainsi que vous pourrez l'entendre dans l'extrait sonore que je viens d'ajouter à la note initiale...

fabienne

Bonjour Marie,
Et si l'ombre, si ce creux à la base du cou était le coeur du coeur, le carrefour de toutes les émotions, le lieu où la vie palpite, où elle est infiniment fragile?... Le posséder,c'est devenir roi ou plutôt Dieu... Avoir droit de vie et de mort..
Pourtant notre amant fascinant du "Patient anglais" était contre les possessions... En l'affirmant, il était déjà bien au delà, le savait il seulement?...
De cette histoire là, votre sublime tourterelle garde au plus secret les mots de la dernière lettre...Vous souvenez vous de ces mots là..."... Nous mourrons riches de nos amants, de nos familles, des saveurs que nous avons goutées, des corps que nous avons étreints et explorés comme des rivières, des peurs où nous nous sommes réfugiées comme dans cette maudite grotte. Je veux que tout cela soit inscrit sur mon corps. Nous sommes les vrais pays et non pas ces frontières tracées sur des cartes portants les noms d'hommes puissants..."
Et ces mots poignants, je les lis sur ce cou fragile né de vos mains...
Merci pour ce moment de grâce, ce troublant voyage au "palais des vents"...
Fabienne.

Jean Louis

bonjour marie

tant de volupté et tant d'imagination pour chacun dans un registre ou tout est pensé , imaginé et rien n'est dit , la totale sugestivité ....emprunte de poésie , de sensualité et de d'imaginaire , merci Marie de nous permettre tant d'image discrète et de laisser à chacun tant de place pour s'exprimer , baisers JL

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