Le médecin a parlé de surmenage, alors j'ai regardé le bout de mes chaussures.
Il a parlé de repos, alors j'ai pleuré.
le corps qui dit son refus, le corps qui parle à voix haute.
L'imagination qui vole, l'esprit qui tire vers l'avant, impatient, et le corps qui capitule, renonce, lourd du plomb de l'épuisement.
Le repos obligatoire monte ses murs gris autour de moi, et l'atelier se ferme à demi.
Pour quelques jours,et à demi seulement.....
MARIE COURAGE
UN PEU DE REPOS ,
PUIS DE NOUVEAU,
DE TRES BELLES REALISATIONS
AMITIES
claude
Rédigé par : CLAUDE | 17 mai 2005 à 19:20
Allez Marie, un peu de repos, une tasse de thé, et la bouée en 7 ou 8 volumes ... la porte de l'atelier est entrouverte, le mot entrefermé n'existe pas !
.............bise *Valérie* .......
Rédigé par : Valérie | 17 mai 2005 à 20:18
Chère marie-amie,
Récemment, j'ai vu, sur ARTE, un documentaire sur Keith Jarrett. K.J. est un grand pianiste dont le corps est littéralement musique. Cette prise jubilante et douloureuse du corps est une énigme.
Et puis il y a eu le refus du corps et le silence du piano. Le témoignage de K.J. sur ce refus est très émouvant.
Le prix payé par le corps est une question. Je ne sais trop qu'en penser ... comment penser la "consumation" d'un corps par une jouissance? comment penser la destruction de la jouissance?
Il y a l'ancienne hypothèse de la liaison/déliaison de la pulsion de vie et de la pulsion de mort - éros/thanatos. Parfois, j'en viens à penser que vie et mort sont semblables au continu/discontinu: la pulsion de mort étant très proche de la coupure, du blanc, du silence; la pulsion de vie proche du continu, de la modulation, du chant,du fluide ...
Je me demande si la liaison n'est pas l'introduction d'une loi, d'une loi d'harmonie.
Dans la tradition du judaïsme, le temple, le temple originaire dépositaire de la loi, c'est le corps. Comment une loi d'harmonie peut-elle s'inscrire dans le réel du corps et faire que la jouissance ne détruise pas le corps?
Questions en suspens ...
Amicalement,
Alain
Rédigé par : Alain | 19 mai 2005 à 11:02
Cher Alain
je n'ai pas la réponse, bien sûr, mais ce que j'aime c'est la façon dont vous posez les questions.
d'ailleurs vos questions ne sont jamais posées, ou alors, le temps d'une demi seconde.
On est toujours ailleurs, plus haut, on vole entre les symboles, la musique, les mythes, les mots. les réponses aux questions ou les questions sans réponses.... on est toujours dans le champs des possibles.
merci, je vous embrasse
Marie
Rédigé par : marie | 19 mai 2005 à 21:40