Bien sûr c'est une chambre de passage... anonyme. Mais enfin elle est bleue pâle, ciselée de blanc et ça ce n'est pas rien...Parce qu'au petit matin, je suis dans cette lumière liquide, dans cette eau transparente....
Et je compte sur mes doigts mes bleus.
Bleu, comme les mots qu'on dit le soir dans le cou, tout contre la peau de celui qu'on aime.
Bleu, comme le baiser que je pose dans la main d'un enfant, avant de refermer ses doigts, sur la tièdeur du baiser.
Bleu, le voyage des veines sous la peau, ce lacis interminable, et mystèrieux de notre vie silencieuse qui coule.
Bleu, comme ceux qu'on a à l'âme.
Bleu, comme le fil du rasoir, sur lequel je marche en funambule
Et le soir.... se noyer doucement dans l'eau bleue de cette chambre..
Bonjour Marie,
Un petit mot pour vous rejoindre dans vos instants de quiétude en bleu et en blanc. Couleurs paisibles s’il en est et qui vous perdent peut-être dans votre solitude car les jours passent tout doucement, nous voilà déjà mercredi de vos petites vacances.
Mais vous n’êtes pas seule, vous avez là vos amis les arbres qui veillent à votre fenêtre dans ce jardin qui vous rendait infidèle.
Je ressens à vous lire une poésie teintée de mélancolie, l’instant serait il trop calme qu’il serait ressenti soudain comme trop « de vide » car il n’est pas rien de s’accorder du temps à soi, juste pour soi, surtout après le tumulte de vos préparatifs.
Serait-ce cet état de flottaison mélancolique qui vient parfois après trop de stress ???
Le bleu va bien au repos de l’âme, il amènerait, paraît-il, la vibration de la profondeur, de la recherche de l’infini, de la tranquillité favorable à l’inspiration et à l’intuition, tandis que le blanc plonge dans une vibration d’absolu, de vide, mais aussi d’attente, d’abandon (dixit le Feng Shui).
Après trois jours blanc-bleu propices au repos… sourires…faites vous le cadeau d’un présent d’une couleur gaie que vous poseriez là pour vous réjouir de sa teinte joyeuse dans cette chambre « de passage » pour gommer le spleen, un cadeau de Marie-pour-Marie… qui vous mettrait en joie…
Continuez à prendre soin de vous.
Je vous embrasse.
Chantal.
Rédigé par : chantal | 05 octobre 2005 à 15:54
Chère Chantal
le "problème" avec vous c'est qu'il est impossible de faire que vous ne lisiez pas entre mes lignes, et les sentiments ou émotions qui tentent tant bien que mal de se cacher derrière les mots...ou peut être suis je trop transparente...Il est bien connu que la nature à horreur du vide, alors dans ce petit vide de huit jours, oui c'est un peu comme la mer, on a beau y jeter des choses qu'on croyait bien lestées, elles finisses toulours par revenir sur la grève...
Et même ailleurs, en essayant d'aller un peu loin.. ce que l'on est profondément persiste...
nos nostalgies aussi
baisers
marie
Rédigé par : marie | 06 octobre 2005 à 13:40