La nuit ça me fait peur. C'est comme si le sable s'éboulait sous vos pieds et on ne sait jamais quand ça va s'arrêter, jusqu'où on va tomber...
La nuit s'avance toujours en traître et vous laisse seule sur n'importe quel chemin sans lumière, sans repaire, perdue.
Il arrive que la nuit tombe toute seule sans prévenir, en plein milieu d'une journée, qui semblait normale, et même si on appelle il ne vient jamais personne. Parce que la nuit les gens disparaissent, comme le reste, comme le chemin, comme le trace à suivre.
Rien ne survit à la nuit... même quand elle est blanche...
bonjour Marie
merci de vos belles définitions du bleu que vous nous décrivez au travers de votre chambre , ou de l'environnement qui vous entoure , méme au plus profond de la nuit il y a la lumière , une étoile , une étincelle , un lumini ou tout simplement la douceur éclairée de votre coeur qui vous illumine et vous éblouie dans un élan de pureté
juste un mot pour vous dire de breaker réellement avant de nous revenir , je vous embrasse Marie , jean louis
Rédigé par : GABORIT jEAN LOUIS | 06 octobre 2005 à 19:15
à mon ami Jean-Louis
Je ne sais pas breaker, je ne sais surtout pas comment on dit à son cerveau de breaker, de me laisser en paix,
Il y a tant de choses que je ne sais pas faire si vous saviez......
Je vous embrasse,très fort Jean-Louis
marie
Rédigé par : marie | 06 octobre 2005 à 21:29
Ah Marie… Je rentre de réunion, tardivement, exténuée, et je trouve votre message qui me renvoit à mes cauchemars… aux jours d’insomnie, de refus de sommeil, ces nuits blanches où dormir serait mourir un peu… votre message me semble si triste…
Souriez Marie. Tout cela n’est dû qu’à la tension qui lâche, au repos que vous pensiez salvateur et qui vous perd, sans repère, seule, avec du temps devant vous, du temps à rien, du temps à vous.
Devant vous le temps qui s’étire alors que vous êtes si peu habituée à la « paresse ». Paresser quel verbe merveilleux ! S’abandonner… Redescendre au plus profond de soi pour ensuite remonter très haut…
Demain, Marie, reviendra le jour, ses éclats de lumière… et encore du temps devant vous, pour vous.
Ne le fuyez pas. Ne pensez pas que c’est vain. Votre corps avait tiré la sonnette d’alarme, exigeant ce repos.
L’oisiveté, Marie, sachez être oisive, légère, vous semblez avoir la sensibilité d’une enfant, une enfant qu’en la circonstance j’aimerais prendre dans mes bras pour consoler de je ne sais quel chagrin.
La nuit peut être magique, écoutez son silence, il vous parle, il vous dit que vous êtes une fée, que demain vous retrouverez le chemin, que la terre est solide et qu’elle vous portera… Comme Jean-Louis, je dirais que la nuit, le ciel est porteur d’étoiles… regardez les scintiller pour vous.
Je vous souhaite que la nuit vous soit douce, toute douce.
Amitié. Chantal.
Rédigé par : chantal | 06 octobre 2005 à 22:51
Bonsoir Marie,
je vous sens si triste ce soir...
tourmentée...
et cela me touche,
aussi j'ai décidé de reprendre ma plume,
du moins, mon clavier...(:-))
Une évocation bien sombre de la nuit qui parfois, il est vrai, sans crier gare nous envahit...
et notre esprit qui vagabonde sans que nous sachions comment débrancher ce cerveau qui ne cesse de bouilloner comme un volcan qui jamais ne se serait tout à fait assoupi...
Je connais aussi...
Mais dans la nuit, souvent,
la lune brille de sa lumière toute blanche...
Cette image, ce visage...cette lumière, ces contrastes , cette rondeur ...c'est comme une nuit de pleine lune...
même si cette lumière peine un peu à nous réchauffer.
Alors nous savons que ce n'est pas la lumière qui seule nous manque,
c'est la chaleur qui l'accompagne tout autant.
Je ne sais ce qui vous trouble à ce point...
on aimerait tant vous sentir apaisée...
que de doutes chez une artiste de talent....
mais vos doutes sont peut-être tout simplement ailleurs...
Alors...modestement pour votre réconfort,
mes plus chaleureuses pensées...
Xavier
Rédigé par : xavier | 06 octobre 2005 à 23:08
Marie,
il me fallait reprendre le fil,
car malgré sa noirceur, la nuit n'est jamais triomphante longtemps...
l'aube renaît à la fin de chaque nuit,
c'est un cycle immuable...
Certes
sous certaines latitudes
la nuit peut durer parfois plusieur mois...
le jour aussi d'ailleurs!
mais sous ces latitudes, en compensation, il existe
un spectacle magnifique,
celui des aurores boréales.
La vie nous réserve des moments magiques...
La votre est entre toutes,
exceptionnelle,
l'éternité vous est acquise à travers vos oeuvres...
La nôtre est tout aussi exceptionnelle,
car nous conservons à jamais jalousement une part de votre talent et de vos émotions...(:-)),
Un tendre baiser,
Amitiés,
Xavier
Rédigé par : xavier | 07 octobre 2005 à 00:00
Bonjour Marie,
Une tendre pensée pour vous ce matin, le jour est revenu et j'espère avec lui la joie d'être.
Je souris en voyant tous ces messages laissés par des admirateurs "de loin"... serait ce de la lointaine Amérique, celle que vos "êtres magiques" iront conquérir sous peu... messages ou petits signes du destin...
Rédigé par : chantal | 07 octobre 2005 à 09:08
Marie,
Vous me rappelez ces moments d'arrets que l'on a tant espéré, et qui à force d'etre attendus arrivent presque avec brutalité, comme s'ils étaient tout à coup saugrenus.
Les premières colonies de vacances, ou les vacances en groupe, ados, avec une envie folle, irrépressible de rentrer chez soi retrouver une famille qu'on était si content de quitter... et puis le jour du départ, de la séparation, une incommensurable tristesse, un sentiment d'abandon, suivi de journées désorientées, où l'équilibre, le repos auquel on s'attendait est impossible à trouver, où l'angoisse vous étreint, terriblement...
A présent, les périodes de travail intenses, les moments de stress importants, qui durent, qui demandent une mobilisation de tous les instants me laissent ce meme gout amer, cette solitude, ce sentiment de ne pas trouver ma place, de ne pas parvenir à trouver ce bien être intérieur auquel je m'attendais, et que mes proches m'ont conseillé avec tant de conviction... Parfois même je suis fachée contre moi; je me demande si je ne cultive pas l'art d'être agitée...
En fait, souvent, il me faut du temps... toujours plus que je ne l'avais imaginé. Pour apprivoiser le relachement, le lacher prise. Pour accepter de poser un regard différent sur ce qui vient de se passer. Et puis, cela ne doit pas être facile, de lacher, pour vous, parce que cette période n'est pas véritablement terminée; l'expo n'a pas commencé....L'angoisse sourde guette, elle est de mèche avec la mélancolie, quelles comploteuses...
Comment vous accordez la paix???
Je n'ai malheureusement pas de recette de cuisine adéquate, quant à moi j'essaie encore d'apprendre à me donner du temps pour pouvoir m'appaiser, je n'ai trouvé que cela....
Que cela comme ilôt, comme rempart à ces heures grises qui me serrent à la gorge, lorsque la nuit gagne du terrain...
Je vous embrasse, Marie,
Cécile
Rédigé par : Cécile | 07 octobre 2005 à 10:10
Marie Paule
Chantal a raison, le relachement aprés un moment de pression est toujours accompagné d'une fameuse "période bleu ", c'est le passage obligé.
Essayez de vous détendre mais ne restez pas inactive, occupez vous un peu de vous.....
Sincérement
Patrick
Rédigé par : Patrick | 07 octobre 2005 à 18:34
à chantal
il me semble que la légèreté n'a jamais été mon lot. Enfant j'ai appris à être enfant en observant les autres dans la cour de l'école, vous savez la petite blonde au fond de la cour ,avec sa tartine, qui se met un peu à l'écart et grignote sa tartine en balançant les pieds, et qui regarde les autres jouer. A la maison je jouai à me construire des rêves et à jouer dedans sans sortir des limites, celles de mon imagination...et à dessiner
Finalement je n'ai pas beaucoup changé si l'on y songe...
je vous embrasse
Marie
Cher Xavier
Nos vies ne sont exeptionnelles que pour les autres, très banales pour nous-mêmes. La nuit me reste toujours une difficulté, c'est pour moi une sorte de petite trahison de la vie, qui nous fait croire qu'elle est si fragile qu'elle pourrait nous abandonner là dans le noir.. et pourtant les nuits passent...unes à unes, là, voyez vous je vous écris, depuis cinq heures de matin, c'est ma manière de tricher avec elle... Et puis parler à une personne que j'imagine endormie, c'est comme veiller pour lui ou elle, au retour annoncé du jour.
je vous embrasse
marie
très chère cécile
Oui bien, s'accorder la paix, arrèter, faire une trêve, lâcher prise. Je sais j'ai entendu ces mots mille fois, mais je n'ai pas non plus la recette... Alors j'essaie. La preuve je pars, mais mon cerveau me suit c'est le problème...
bisous marie
Cher patrick,
période bleue, avec la douceur et l'abandon qui devraient aller avec, ça marche quelquefois, je prends aussi, et puis il y a toutes ces maisons fermées au bord de la plage, avec les vies que l'on a enfermées dedans jusqu'à l'été prochain, la plage nue sous la pluie, le jardin mouillé, les soirées faîches alors on se sent dans une sorte de nostalgie, on boutonne son gilet pour avoir chaud, on regarde les géraniums faner aux fenêtres closes...et on remonte son col avant de pousser sa promenade un peu plus loin...heureusement il y a un jardin où subsite en fin d'après midi l'odeur du jasmin...
Je ne manque jamais de leur rendre visite quand je tourne le coin de la rue.
bisou
marie
Et puis enfin il y a vous tous, c'est comme des lettres d'amour qui me parviennent tous les jours, il est maintenant 6h du matin, j'ai un peu triché avec la nuit depuis cinq heures... le thé chaud, la petite lampe qui éclaire à peine, déjà le jour m'a promis de revenir...
Alors tout va bien...
Rédigé par : marie | 08 octobre 2005 à 06:11