C'est une photo "noir et blanc "d'une terre quelconque en cours de travail et pourtant quand je la regarde je m'y vois plus semblable à moi même que dans n'importe quel miroir.
Paupières baissées sur la géographie que je porte dans mon sang, sur ma peau. Je ne suis pas une terre fertile ,je suis une terre ou rien ne pousse, parce qu'elle ne prend son eau que du ciel.
C'est une terre maigre, pleine de failles de crevasses, mais capable de prendre de l'eau au vent et à la nuit. Sa sécheresse est un amen , parce le moindre lichen qui y pousse se fige aussitôt dans la moelle des pierres...et y exhale son parfum
je suis une terre de ciel sec...
Marie,
La photo est sublime, je la voie vivante j'ai envie de caresser ces joues et d'apaisser ce regard en berne.
Ton texte est tout aussi sublime, il n'a besoin de rien de plus, ni question, ni réponse, il est entier et sufisant, je ne pourrais même pas le commenter.
Magnifique, petite artiste aux facettes multiples.
nous t'embrassons Tobal et moi même.....
Rédigé par : Mélanie | 11 février 2006 à 21:32
Terre...Mystère...
Je reviens dans ces contrées, avec toujours le même ravissement...
pourtant bien des hauts et des bas jalonnement ce parcours...creux et rondeurs...pics et abîmes...aussi...
Un vrai plaisir que de retrouver Marie... Marie qui écrit, Marie qui pétrie, Marie qui vit...Marie..qui image...imagine...magie...
Rédigé par : xavier | 12 février 2006 à 00:06
Marie
Pour moi vous n'etes pas cette terre de ciel sec ou rien ne pousse, mais plutot une terre brulée qui aprés avoir souffert donne le meilleur; d'ailleurs ce visage meme s'il n'est pas fini est trés beau.
C'est vrai que vous figez les instants mais c'est pour les rendre eternel.
Amicalement
Patrick
Rédigé par : Patrick | 12 février 2006 à 04:41
Rien...
Je rejoins Mélanie...
Je ne peux rien dire...
Je regarde... je lis... subjuguée... émue... admirative de cette magnifique photographie en noir et blanc... et là... surtout... de vos mots...
Vos écrits sont si "touchants"... beaucoup me touchent en plein coeur, souvent.
Je vous embrasse avec une tendresse infinie.
Merci d'être vous.
Chantal
Rédigé par : Chantal | 12 février 2006 à 09:46
je viens de plus en plus souvent parcourir votre blog. je vous remercie de mettre ainsi votre travail à nu.
sans connaître vos blessures et vos joies, je comprends les écorchures et les émotions que le lent travail de l'argile procure. je découvre le long chemin du pétrissage de la forme première autour de l'armature à la figure exposée, les différents aspects du travail d'atelier, la solidarité dans l'élaboration croisant la conception et le projet avec les réalités techniques de la création.
je commence seulement à vous découvrir.
la photo en noir et blanc révèle la matière en train de se lisser et la finesse des courbes déjà dessinées.
la question sera jusqu'où aller?
la photographie de cette figure qui se fait jour convoque en moi d'autres images. je pense à Degas, à l'afrique.
je perçois l'écoute et l'attention à la flamme intérieure.
je reviendrai .
Rédigé par : bouldegom | 12 février 2006 à 16:45
à Bouldegom
merci pour cette promesse de revenir, tout ami ici est précieux, tout commentaire est écouté parfois commenté, avec humour tendresse ou un peu de véhémence...Mais c'est parce qu'on est pas indifférents, pas neutres, et les porteurs d'images et de sensibilité sont toujours les bienvenus.
à bientôt j'espère
bisous
marie
Rédigé par : marie | 12 février 2006 à 17:33
Marie-Paule,
ça fait plusieurs jours que je viens "mouiller" un oeil sur votre blog et sur tout votre travail dont je suis admirative. Aujourd'hui je franchis le cap et poste mon 1er commentaire grâce à "bouldegom" qui a mis des "ressentis" dans un langage qui me parle et auxquels j'adhère. Moi la Terre, c'est d'abord : : une Matière, certainement, la + noble parce que la + simple, ça devient : un mode d'expression qui me convient de + en + parce qu'il est plein de sensations, qu'il permet le volume et ne tolère pas la "triche", "exit" le blanco ou le 2ème coup de pinceau, ça passe ou ça casse, on ne repasse pas, il faut être là au bon moment. Parfois aussi la Terre devient : une sorte de thérapie, un pansement du quotidien comme le jardin ou le dessin, une "pause" de vie que je vis en amateur.... A propos de "pause", votre "passante" moi je l'appelerai "Regard sur un voyage intérieur" ou quelquechose comme ça. Pour moi aussi, elle fait une halte dans un voyage, mais le trajet qu'elle a parcouru il n'est pas fait de GR, pistes et autres chemins....à bientôt surement, ElidoL.
Rédigé par : Legrain | 13 février 2006 à 09:31
soyez la bienvenue ici, c'est vrai que la terre ne permet pas la triche en revanche je l'aime parce qu'lle permet la reflexion et le "repentir" comme on dit en peinture, et ça de la part d'une matière aussi noble c'est beaucoup de grâce qu'elle nous fait.
bienvenue donc et j'espère à très bientôt
marie
Rédigé par : marie | 13 février 2006 à 21:10